3e partie : Texte du Podcast 23: Conclusion, partie 3: Tenter de réparer un tort

Dernière mise à jour : 11 avr.

Comment cocher ‘’Sauver le Monde’’ sur sa ‘’bucket list’’?

Bienvenue au podcast épisode 23 de Planet Republyk!


Ceci est l'épisode final. Le dixième de 10 épisodes de la troisième et dernière partie du projet Planet Republyk.


Si vous ne deviez en lire ou écouter qu'une seule partie, ce serait celle-ci.

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Épisode 23 : Tenter de réparer un tort



Avoir la foi, c'est monter la première marche, même quand on ne voit pas tout l'escalier.

Martin Luther King


On a vu, plus tôt, qu’il y eut deux périodes historiques de militance internationale visant l’instauration d’une gouvernance universelle.

La première débute avant la fin de la Première Guerre mondiale, vers 1917, pour se conclure autour de 1920.

La seconde, de loin la plus impressionnante, s'entame vers 1937, pour s’effondrer avec la montée de la guerre froide au début des années 1950.


En 2020, dans son excellent ouvrage Histoire des citoyens du monde, portant sur cette brève mais glorieuse période en France, Michel Auvray, expliquait cette flambée mondialiste par une forme de synchronicité :


Gary Davis (Voire épisode 12) n’était que l’un des premiers signes visibles de la naissance d’une conscience mondiale et en un an les signes se sont multipliés : elle apparaît désormais comme un fait collectif[i].


En 1950, alors que les braises du mouvement étaient encore chaudes, Robert Sarrazac, acteur important de ces évènements en France, pressentait déjà cette possibilité :


L’histoire, poursuit-il avec lucidité, enregistrera vraisemblablement comme un phénomène important la diffusion, à travers plusieurs centaines d’émissions radio et plusieurs milliers d’articles, des idées de citoyenneté mondiale, Gouvernement fédéral mondial, Assemblée des peuples[ii].




De l'avis de Planet Republyk, les astres qui n’en finissent plus de s’aligner, en ce début de millénaire, en cette période trouble de notre histoire collective, sont propices à une autre flambée. Nous sommes, pour différents considérants, (dont les crises sociales, sanitaires, financières, environnementales, alimentaires, géopolitiques, des ressources et de l’accroissement des inégalités sociales à l’échelle planétaire ne sont pas des moindres) à l’aube d’une troisième période majeure de résurgence d’une militance pour l’instauration d’une gouvernance universelle.


Pour la sauvegarde de l’humanité et de la biodiversité, souhaitons que celle-ci soit la bonne.


Le philosophe et essayiste Normand Baillargeon écrivait en 2006 qu' :


en matière de relations internationales, la loi morale nous enjoint d'aller vers le cosmopolitisme, cet idéal plus que jamais indispensable. Reste la question fondamentale à laquelle nous, citoyens du monde, devons répondre : qu'acceptons-nous de faire, quels gestes sommes-nous prêts à poser, quels combats consentons-nous à mener pour que nos élites et nos maîtres, acteurs incontournables du drame planétaire, consentent enfin à un ordre international post-westphalien[iii]?



Nous sommes tous plus ou moins conscients qu’un gouvernement mondial fait partie de notre nébuleux futur collectif. Que ceux qui le peuvent et le veulent s’attèlent à la tâche de l'instauration d'une version légitime et démocratique de celui-ci.


L’explosion technologique de l’anthropocène rend l’utopie millénaire d’une humanité unifiée plus accessible qu’à aucun autre moment de son histoire. Jamais avant Internet, l’homme du peuple n’avait eu la possibilité, sans intermédiaires, sans la censure des puissants, de partager une idée avec une grande partie de ses compatriotes cosmopolites.



Je crois que tout est toujours en question, que tout est toujours à sauver, que rien n’est définitivement acquis, et qu’il n’y aura jamais de repos sur la terre pour les hommes de bonne volonté.


Raymond Aron



De plus en plus d’entre nous sont en quête de sens.

Planet Republyk nous offre du sens.


Si nous ne devions retenir qu’un devoir de notre passage sur terre, ce serait probablement celui de contribuer à laisser un meilleur monde à ceux qui nous suivent que ce qui nous a été laissé par ceux qui nous précédaient.


Malheureusement, nos modes de vie, que nous n’avons pas voulu assez remettre en question, font que, pour la première fois, les générations actuelles laisseront moins que ce qui leur a été légué.


Planet Republyk, c’est une occasion de tenter de rétablir la balance.



Si c'est l'intellect qui nous a menés à la situation dans laquelle nous nous trouvons aujourd'hui; il est peut-être temps de laisser parler notre cœur.


Rosika Schwimmer


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Ça ne pourra pas TOUJOURS, NE PAS arriver


Gaston Miron


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Voilà! C'est tout pour l'épisode 23, dernier de la série !


Merci à Magali Rolland d'avoir prêté sa voix aux citations.


Le thème musical du podcast est la pièce ‘’Who would have tought’’ de l’artiste Crowander. Elle est une courtoisie libre de droit disponible ici sur Free Music Archive.


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Surtout à ceux qui vous sembleraient intéressés par un tel sujet!



[i] Michel Auvray, Histoire des citoyens du monde, Imago, Paris, 2020, p.127.

[ii] Ibid., p.128. [iii] Normand Baillargeon, « Kant et le projet inachevé de l'ONU », Le Devoir, 8 avril 2006. ________________________


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